La Mine Bleue : un site de patrimoine industriel pour des projets pédagogiques en cycle 3
Située en Anjou bleu, la Mine Bleue est un site de patrimoine industriel unique en Europe, qui offre une immersion spectaculaire au cœur de l’histoire minière et ardoisière. Ancienne ardoisière en activité au début du XXᵉ siècle, elle constitue aujourd’hui un support pédagogique exceptionnel pour sensibiliser les élèves à l’histoire des techniques, au travail des hommes et à la transformation des territoires
Une plongée à 126 mètres sous terre pour comprendre l’histoire industrielle
La visite de la Mine Bleue propose une expérience rare : une descente directe à 126 mètres sous terre, dans d’authentiques galeries et chambres d’extraction restées en l’état depuis plus d’un siècle. Équipés d’un casque, les visiteurs découvrent un environnement minéral saisissant, loin de toute reconstitution artificielle.
Cette immersion permet d’aborder concrètement avec les élèves :
- les conditions de travail des mineurs,
- les techniques d’extraction du schiste ardoisier,
- l’organisation du travail entre le fond de la mine et la surface,
- le rôle économique majeur de l’ardoise dans l’histoire locale.
Les élèves comprennent ainsi comment une activité industrielle a façonné un territoire, ses paysages et son identité.

Du schiste à l’ardoise : transmettre des savoir-faire
Au-delà de la visite souterraine, la Mine Bleue met en lumière les savoir-faire artisanaux liés à la fabrication de l’ardoise. En surface, les différentes étapes de transformation sont expliquées et démontrées : débiter, querner, bouquer, fendre, rondir… Autant de gestes techniques qui permettent de relier matière première, travail humain et usage architectural.
Pour les enseignants, ces démonstrations sont une excellente base pour aborder :
- les liens entre ressources naturelles et industrie,
- l’évolution des techniques,
- la notion de patrimoine matériel et immatériel,
- la transmission des savoir-faire.

Un site idéal pour des projets pédagogiques interdisciplinaires
La Mine Bleue s’inscrit pleinement dans des projets pédagogiques croisant plusieurs disciplines :
- histoire et géographie, pour comprendre l’industrialisation et les territoires,
- sciences et technologie, autour des matériaux et des techniques d’extraction,
- arts plastiques, à partir des formes, textures et usages de l’ardoise,
- français, par le récit, le témoignage et l’expression écrite ou orale.
Le site constitue ainsi un terrain d’étude concret, favorisant l’observation, la réflexion et l’esprit critique des élèves.

Une source d’inspiration pour la classe… et pour le concours
Les ressources et exemples proposés autour de la Mine Bleue peuvent inspirer les enseignants dans la construction d’un projet de classe consacré au patrimoine industriel. Carnets d’exploration, enquêtes locales, productions écrites ou visuelles : les possibilités sont nombreuses.
Il est toujours possible d’inscrire la classe au concours des Petits explorateurs du patrimoine industriel, afin de valoriser le travail des élèves et de les encourager à devenir de véritables passeurs de patrimoine.
La fosse 9-9bis d’Oignies
Dernier site d’extraction de charbon à fermer en France en 1990, ce lieu emblématique raconte plus d’un siècle d’histoire industrielle, sociale et humaine.
Plongez au cœur du patrimoine industriel champardennais
Et si le patrimoine industriel avait encore beaucoup à nous raconter ?
En Champagne Ardenne, l’APIC y veille.
Poclain et le centre d’affaire EGB
Le bâtiment que vous voyez aujourd’hui sous la forme d’un centre d’affaires moderne est l’un des héritiers directs d’une grande aventure industrielle française : Poclain, pionnier mondial de la pelle hydraulique.
Des calèches aux moteurs : les premières voitures
En ce jour de rentrée, retracez l’histoire de l’automobile dès le XIXe siècle !
Au XIXᵉ siècle, les premières voitures font leur apparition, mais elles sont très différentes de celles que nous connaissons aujourd’hui. À cette époque, on parle plutôt de « voitures sans chevaux », car elles remplacent peu à peu les calèches. Les premiers modèles sont propulsés par la vapeur, comme la célèbre « Obéissante » de Nicolas-Joseph Cugnot, inventée en 1769. Elles seront ensuite améliorées au fil du siècle.

Vers la fin des années 1800, les moteurs à essence sont inventés, notamment par Karl Benz en 1885. Ces véhicules sont rares, lents et coûteux, réservés à une classe sociale élevée et passionnée. Ils ne roulent que sur de courtes distances et sur des routes en mauvais état. Pourtant, ces premières voitures marquent le début d’une révolution dans les transports et dans la vie quotidienne.

C’est ainsi que naissent les premières courses de voitures. La toute première course officielle a lieu en 1887, à Paris, mais sans véritable concurrent. C’est surtout la course Paris-Rouen de 1894 qui est considérée comme la première grande épreuve automobile. Organisée par le journal Le Petit Journal, elle attire de nombreux inventeurs et pilotes, ayant la volonté de montrer la fiabilité et la rapidité de leurs véhicules. Ces premières courses ne sont pas seulement des compétitions sportives : elles permettent de tester la fiabilité et la solidité des véhicules. À partir de là, l’automobile progresse rapidement, et les courses deviennent de plus en plus populaires, annonçant les débuts de la compétition automobile moderne, comme les 24 Heures du Mans, créées plus tard en 1923.








